La résilience désigne la capacité à faire face à une situation difficile, à s’y adapter et à s’en remettre, en en tirant souvent une leçon au passage. Au travail, elle est mise à l’épreuve par une réorganisation, un projet qui tombe à l’eau, un client important qui part ou l’arrivée d’un nouveau manager que personne n’attendait.
Bonne nouvelle : la résilience repose sur des compétences et des habitudes qui s’entraînent, elle ne dépend donc pas seulement de votre caractère. Voici une définition claire, les compétences qui la soutiennent, une méthode pour la développer au travail et les façons de s’entraîner, comparées.
La résilience : définition
Le mot vient du latin resilire, « sauter en arrière » ou « rebondir ». En physique, il désigne la capacité d’un matériau à résister à un choc et à retrouver sa forme. La psychologie a repris le terme pour parler des personnes qui traversent l’adversité et parviennent à aller de l’avant. En France, le psychiatre Boris Cyrulnik a largement contribué à le faire connaître.
Au travail, la résilience se joue en trois temps :
- Encaisser le choc : reconnaître ce qui s’est passé et la façon dont cela vous touche, sans le nier.
- S’adapter : ajuster votre façon de travailler, vos plans ou vos attentes à la nouvelle situation.
- Récupérer et apprendre : retrouver un bon niveau d’énergie et garder ce que l’expérience vous a appris.
Ce que la résilience n’est pas
Le mot traîne pas mal d’idées reçues. Mieux vaut les écarter avant de commencer :
- Tout encaisser en silence. Demander de l’aide et poser des limites font partie de la résilience.
- Ne rien ressentir. La tristesse, la peur ou la colère face à un changement sont normales. Ce qui compte, c’est ce que vous en faites.
- La positivité forcée. Se répéter que « tout arrive pour une raison » ne remplace pas une analyse lucide de la situation.
- Votre seule responsabilité. Si le problème vient d’une charge de travail intenable ou d’un environnement toxique, c’est aussi l’environnement qui doit changer.
Les compétences sur lesquelles elle s’appuie
La résilience ne fonctionne pas en vase clos. Elle s’appuie sur plusieurs compétences qui se renforcent mutuellement :
- La conscience de soi : savoir ce que vous ressentez et ce qui vous touche.
- La maîtrise de soi : réguler vos réactions pour ne pas décider à chaud.
- La flexibilité : accepter que le plan A ne marche plus et construire un plan B.
- L’empathie et les relations : vous appuyer sur les autres et les soutenir à votre tour.
- Le sens : avoir un cap qui vous fait avancer quand c’est difficile.
Pour approfondir la dimension émotionnelle, consultez notre guide sur la formation intelligence émotionnelle.
Comment développer sa résilience au travail, étape par étape
- Mettez des mots sur la situation. Décrivez ce qui se passe en une ou deux phrases et notez ce que vous ressentez. Séparer les faits de l’émotion vous donne du recul.
- Faites le tri entre ce qui dépend de vous et le reste. Dressez deux listes. Stephen Covey parlait de cercle d’influence. Concentrez votre énergie sur la première liste.
- Prenez soin des fondamentaux. Dormir, faire des pauses et décrocher en fin de journée constituent la base : quand la batterie est à plat, chaque contretemps pèse deux fois plus lourd.
- Passez vos pensées au crible. Après un coup dur, on imagine vite le pire (« je vais être licencié », « rien ne marche jamais »). Demandez-vous quelles preuves vous avez et quelles autres explications sont possibles.
- Activez votre réseau. Parlez-en à des collègues, à un mentor ou à votre manager. Partager ce que vous vivez leur donne les informations nécessaires pour vous aider.
- Faites un petit pas. Choisissez une action concrète pour cette semaine. Avancer, même un peu, casse la sensation de blocage.
- Faites votre propre rétrospective. Une fois la tempête passée, regardez ce qui a fonctionné et ce que vous feriez autrement. Cette liste, c’est votre équipement pour la prochaine partie.
Une astuce simple : gardez une note des situations difficiles que vous avez déjà surmontées et de la façon dont vous vous y êtes pris. À la prochaine, relisez-la. Elle vous rappellera que vous avez déjà des ressources.
Les façons de développer sa résilience, comparées
Ce tableau vous aide à choisir selon votre besoin du moment.
| Option | Pratique | Feedback | Coût | Pour vous si… |
|---|---|---|---|---|
| Livres et ressources gratuites | Seulement si vous l’organisez | Aucun | Faible ou gratuit | Vous voulez d’abord comprendre le concept |
| Atelier en présentiel | Exercices en groupe | Du formateur et du groupe | Moyen à élevé | Vous voulez traverser un changement avec votre équipe |
| Mentorat ou réseau de soutien | Sur des situations réelles | De personnes expérimentées | Faible | Vous connaissez quelqu’un de confiance qui a vécu une situation proche |
| Coaching individuel | Sur votre cas précis | Très personnalisé | Élevé | Vous vivez une transition professionnelle importante |
| Accompagnement psychologique | Suivi dans la durée | Professionnel | Variable | Le mal-être est intense ou ne passe pas |
| Serious game (jeu de formation) | Décisions sous pression | Immédiat | Faible par formation | Vous voulez vous entraîner à votre rythme, sans vous exposer |
Un point important : si vous ressentez depuis un moment un épuisement, de l’anxiété ou une tristesse qui ne passent pas, ou si le travail affecte votre santé, consultez votre médecin ou un psychologue. Aucune formation ne remplace ce suivi.
Ce que propose Game Strategies
Dans la catégorie gestion du changement, trois serious games travaillent la résilience sous des angles différents :
- Lotus (105 min) : coincé dans un bunker avec cinq inconnus, vous apprenez à repérer ce qui freine votre capacité à faire face, à vous appuyer sur la conscience de soi, la maîtrise de soi, l’empathie et la flexibilité, et à trouver un cap qui vous fait avancer.
- Route-321 (60 min) : pour quand le changement s’impose à vous. Vous suivez Milo et vous vous entraînez à reconnaître des émotions comme la tristesse et la peur, à lâcher prise et à adopter des habitudes qui facilitent l’adaptation.
- Heroes Inc. (90 min) : si vous encadrez une équipe, vous apprenez à analyser l’impact d’une transformation et à renforcer l’engagement de chacun envers le changement.
Et si c’est surtout la pression du quotidien qui vous use, Chai (95 min), dans la catégorie santé et bien-être, vous aide à analyser votre stress et à garder concentration et équilibre. Quand le doute sur vos capacités fait partie du coup dur, notre guide sur le syndrome de l’imposteur peut aussi vous aider.
Tous sont inclus dans la licence Serious Games Catalog + Admin : 299 € par an et par personne (TVA incluse), avec accès aux 71 jeux du catalogue, sans rien installer et sur tous vos appareils. Chaque jeu se termine par un certificat de fin de formation à ajouter sur LinkedIn. Soyons honnêtes : le jeu vous permet de vous entraîner à des décisions difficiles sans conséquences réelles et vous donne du feedback, mais la résilience se construit au quotidien, avec les personnes qui vous entourent.
Questions fréquentes
Naît-on résilient ou le devient-on ?
Votre tempérament et votre histoire jouent un rôle, mais la résilience s’appuie sur des compétences qui s’entraînent, comme la conscience de soi, la régulation émotionnelle ou la flexibilité.
Quelle différence entre résilience et gestion du stress ?
La gestion du stress vous aide à faire face à la pression du moment. La résilience va plus loin : elle inclut l’adaptation à ce qui a changé et la récupération ensuite.
Combien de temps faut-il pour développer sa résilience ?
Il n’y a pas de délai fixe. C’est une pratique continue : chaque situation difficile que vous analysez et surmontez nourrit votre expérience pour la suivante.
Et si c’est mon travail, le problème ?
Être résilient ne veut pas dire tout accepter. Si la charge ou l’ambiance sont intenables, parlez-en à votre manager, cherchez du soutien et étudiez vos options. Si votre santé en pâtit, consultez un professionnel.
